Michael Connelly : « Less is more »

Dans un entretien donné au Monde 2 (13 août 2005), le romancier Michael Connelly (Le Poète, Créance de sang…) évoque notamment ce que son style doit au journalisme.

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Michael Connelly (photo du site michaelconnelly.com).

 

Qu’avez-vous appris du journalisme ?
Less is more (moins, c’est plus). Dans un journal, il y a toujours un problème de place. Alors, avec l’expérience, on apprend à aller à l’essentiel. Je pense avoir transposé cela dans mes livres où chaque phrase, chaque paragraphe se doit d’être condensé le plus possible. Le métier de journaliste aiguise aussi votre sens de l’observation, particulièrement quand, pour un crime, vous passez de l’autre côté du cordon de police et qu’il vous faut attraper cette chose, cet élément de l’histoire que les autres n’auront pas.

Et votre style ?
J’ai pour habitude de faire trois trames pour mes livres. À chaque fois, je coupe. Le premier jet est toujours le plus long, celui qu’il faut réduire en permanence. Ensuite, et avant que je ne relise l’ensemble, j’envoie le résultat à mon éditeur, qui coupe encore davantage. Cela donne de la vélocité, de la vitesse dans le processus de lecture. C’est ce que les lecteurs attendent.

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