Clichés : l’arroseur… à la rose

Lorsque j’aborde avec mes étudiants le cours consacré aux lieux communs, clichés et autres poncifs, je leur cite à chaque fois cette phrase : « Le premier qui compara une femme à une rose était un poète. Le deuxième était un imbécile ». Sans, je l’avoue, en savoir beaucoup plus…

Et voilà qu’au hasard d’une relecture rapide de C’était bien de Jean d’Ormesson, je tombe, au chapitre intitulé Nous en avons tant vu, sur la relation par l’auteur de la même anecdote, mais complétée et enrichie.

Il s’agit en fait d’un échange entre Jorge Luis Borges et Roger Caillois que je partage ici :

« Le premier, disait Borges, s’inspirant peut-être de Nerval, qui compara une femme à une rose était un génie.

– Oui, répondait Caillois, mais le deuxième était un imbécile.

– Oui, reprenait Borges, mais le troisième était un classique ».

Voilà un entretien qui, livré complet, devrait (re)lancer le débat sur le cliché et son utilité…

Olivier Quelier.

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Le poète et la rose : une relation bien ancienne…

C’était bien, de Jean d’Ormesson, éditions Héloïse d’Ormesson.

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Clichés : l’arroseur… à la rose

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