Les six conseils d’écriture de George Orwell

George-Orwell-001
George Orwell (photo : domaine public).

Ah les listes de conseils d’écrivain ! Elles fleurissent sur Internet, livrant aux amateurs éperdus, par lots de cinq, de sept ou de dix, les recommandations de plus ou moins grands auteurs.

L’exercice est superficiel bien sûr, mais pas tout à fait inutile : il rassure, formalise des ressentis et, surtout, permet à chacun de se constituer sa propre liste sur laquelle s’appuyer quand le besoin est là. Sur son blog Média Trend, Marc Mentré, fin connaisseur de George Orwell, lui a consacré une série de longs articles riches et pertinents. C’est dans l’un d’eux que j’ai trouvé cette liste de six conseils d’écriture que je vous livre ici.

La novlangue

George Orwell fut journaliste avant d’être écrivain, et continua d’écrire critiques, chroniques et articles sa vie durant. Il fut toujours attaché à la langue, à l’écriture et à la qualité de l’expression. Tout lycéen a entendu parler de la novlangue et a lu (du moins je l’espère) 1984.

George Orwell est toujours très présent dans la société contemporaine, un peu à tort et à travers hélas : la promo 2015/2016 de l’ENA porte son nom, les commentateurs ne cessent d’évoquer la « novlangue pédagogiste » de la réforme des collèges. Mais face à un usage qui se galvaude, il est bon d’en revenir à des sources précises et sérieuses.

Une vitre transparente

En attendant, pour commencer à vous constituer votre liste de conseils d’écriture, quelle que soit votre posture d’écrivant, comme disait Barthes (journaliste, étudiant, auteur…) voici ce qu’écrivait Orwell dans son essai La Politique et la langue anglaise, et qui, comme le rappelle Mentré, « servit de guide de style aux journalistes de The Observer pendant un demi-siècle » :

  1. N’utilisez jamais une métaphore, une comparaison, ou toute figure de rhétorique que vous avez déjà lu à maintes reprises.
  2. N’utilisez jamais un mot long si un autre plus court peut faire l’affaire.
  3. S’il est possible de supprimer un mot n’hésitez jamais à le faire.
  4. N’utilisez jamais le mode passif si vous pouvez utiliser le mode actif.
  5. N’utilisez jamais une expression étrangère, un terme scientifique ou spécialisé si vous pouvez leur trouver un équivalent dans la langue de tous les jours.
  6. Enfreignez les règles ci-dessus plutôt que de commettre d’évidents barbarismes.

D’autres listes suivront, bien sûr. Chacune vous permettra de cheminer dans l’écriture. Orwell, lui, a visé toujours plus de simplicité : « Au cours de ces dernières années, je me suis efforcé, dans mon écriture, de bannir le pittoresque au profit de l’exactitude. (…) La bonne prose est comme une vitre transparente ».

Olivier Quelier.

Publicités
Les six conseils d’écriture de George Orwell

3 réflexions sur “Les six conseils d’écriture de George Orwell

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s