Vincent Delerm : pourquoi le name dropping ?

Le name dropping est une technique visant à utiliser des noms de célébrités, de lieux, de marques, de magasins, de références culturelles (films, objets, publicités, etc.) pour diverses raisons. En marketing, en politique, en soirée même, l’idée générale est de briller en société. Avec un usage plus littéraire, le name dropping permet de poser une époque, un milieu, un cadre culturel et social qui typent vraiment le texte, qu’il soit article ou chanson.

La liste de la foule

Quand j’étudie le name dropping avec mes étudiants, je m’appuie toujours sur les chansons de Vincent Delerm. Bien sûr, j’évoque d’autres artistes, comme MC Solaar (superbe Carpe Diem)…

Ménélik, Rose (La Liste) ou encore Alain Souchon (Foule sentimentale)…

Mais Delerm, j’adore. Je ne vais donc pas me priver de reprendre Fanny Ardant et moi, Les filles de 1973 ont trente ans ou Deutsche Grammophon.

Les souvenir se ramassent à la Perec

Après lecture ou écoute des paroles, les stagiaires peuvent écrire des textes légers (amusement garanti en atelier) et sont aptes à appréhender les écrits de Georges Perec, dont l’incontournable Je me souviens.

Dans un article, Vincent Delerm explique pourquoi les noms propres occupent une telle place dans ses albums précédents. À tel point d’ailleurs qu’un internaute a consacré un site aux personnages dans ses chansons.

« À mes débuts, explique Vincent Delerm, l’étudiant que j’étais n’avait pas assez vécu pour décrire la vie autrement qu’à travers des références culturelles. Quand je décrivais une chambre, j’avais en tête celle d’Antoine Doinel ; quand je parlais d’une relation amoureuse, me revenaient les souvenirs de Trintignant et Françoise Fabian dans Ma nuit chez Maud, d’Éric Rohmer ».

Ôte-toi de là qu’Oldelaf…

Cette technique du name dropping n’est plus de mise dans le dernier opus de Delerm, Les Amants parallèles, qui ne reprend que trois noms propres : Dalida, Joe Montana et Mia Farrow.

Pas grave ; j’ai découvert récemment Oldelaf. Très fort en name dropping, Oldelaf, comme le prouve sa chanson Kleenex.

Olivier Quelier.

 

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Vincent Delerm : pourquoi le name dropping ?

5 réflexions sur “Vincent Delerm : pourquoi le name dropping ?

  1. Bonjour,
    Je voulais simplement signaler que j’ai entrepris de faire une liste de chansons utilisant globalement ou partiellement le name-dropping. Comme j’ai trouvé sur votre page un certain nombre de suggestions intéressante, je tenais à vous en faire profiter (je vous ai également cité).
    La page se trouve à cette adresse : http://cavesdumajestic.canalblog.com/archives/2017/02/24/34976903.html
    Y correspond une playlist :https://www.youtube.com/playlist?list=PLTGwXQ9iuhqGh9vNgf84GOO-YKLTwFDCu
    Merci encore et bonne continuation,
    Florian Ferré

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