Pierre Guyotat : « Le présent de l’acte d’écrire »

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Pierre Guyotat. Hélie/Gallimard

« Dès Tombeau pour cinq cent mille soldats (1967), le présent s’est imposé. Parce que c’est le présent de l’acte d’écrire.

L’imparfait met une distance entre ce qui est écrit et celui qui lit. Avec le présent, il n’y a plus d’obstacle. Après Tombeau, j’ai avancé vers des textes relevant presque du théâtre, où des figures se parlent les unes aux autres, et le présent s’est imposé plus encore.

Je sais que cela frappe les lecteurs car le présent est intrusif, il viole la distance qu’on cherche à mettre parfois entre soi et ce qu’on lit. Mais je veux cela : qu’on soit en même temps que moi dans le flux ».

Pierre Guyotat, in Télérama (entretien avec Nathalie Crom).

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