« Si j’y suis », d’Erwan Desplanques

Son recueil Une Chance unique figurait dans la sélection finale du Goncourt de la nouvelle 2016. En 2013, Erwan Desplanques publiait, déjà aux éditions de l’Olivier, son premier roman intitulé Si j’y suis.

contentJacques, le narrateur de Si j’y suis, est correcteur de presse. Un métier sans grand rapport avec l’histoire relatée, mais un choix assez rare pour s’y arrêter. Jusqu’alors, je n’avais repéré qu’un autre roman ayant un correcteur pour héros : Une Vie française, de Jean-Paul Dubois.

Jacques travaille dans un journal, corrige les fautes. Il est plutôt bon : « J’étais connu pour ne laisser passer aucune faute. Souvent, le responsable m’en félicitait, répétait « il voit tout, cet homme voit tout » et il partait s’enfermer dans son bureau ».

Cet été-là, accablé par la maladie de sa mère, le narrateur retourne dans les Landes, retrouve cette plage qui n’avait « pas pris le temps de changer ». Il nage, pense à Marion, part à Hanoi, manque de manger du chien avec May, bouffe tout seul un poulpe qu’il avait nommé Stephen.

Si j’y suis est un roman élégant et doux, étrange et douloureux. Il est mince et discret, mais pas au point de cacher une voix qui naît. Allez donc lire là-bas…

Si j’y suis et Une Chance unique, d’Erwan Desplanques, éditions de l’Olivier.

Olivier Quelier.

 

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