R.J. Ellory et le superbe incipit de « Vendetta »

« À travers des rues misérables, à travers des allées enfumées où l’odeur acre de l’alcool brut flotte comme le fantôme de quelque été depuis longtemps évanoui ; devant ces devantures cabossées sur lesquelles des copeaux de plâtre et des torsades de peinture sale aux couleurs de mardis gras se détachent telles des dents cassées et des feuilles d’automne ; passant parmi la lie de l’humanité qui se rassemble ici et là au milieu des bouteilles enveloppées dans du papier brun et des feux dans des bidons d’acier, cherchant à profiter de la maigre générosité humaine là où elle se manifeste, partageant la bonne humeur et une piquette infâme, sur les trottoirs de ce district… »

imagesLa phrase qui ouvre Vendetta, le roman de R.J. Ellory, n’est pas très longue — un peu plus d’une centaine de mots. Mais j’aime l’usage que l’auteur fait du point-virgule ; et j’aime la poésie de ce décor posé (même si le texte est traduit, okay j’assume).

Un incipit qui nous plonge dans La Nouvelle-Orléans. Et un phrasé qui vous tient tout au long de ce roman qu’il n’est pas trop tard pour découvrir.

Vendetta, de R.J. Ellory, disponible chez Sonatine et au Livre de Poche.

 

A lire aussi :

Ecrire long, la phrase édito de 712 mots.

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