Les enfants de cœur d’Albert Londres

 

65hbhktujpr0nisqbrb8mruevkyqk6tz

Ah, que ne l’entend-on, cette phrase célébrissime d’Albert Londres, grand reporter du début du 20e siècle (1884-1932). Pas un entretien de motivation, pas un jury de concours d’entrée en école de journalisme sans qu’un ou une ne nous assène « la plume dans la plaie ».

Pourquoi pas, après tout ? Les mythes ont la vie dure, même s’ils dessinent une réalité disparue et relèvent souvent de la facilité, sans plus de curiosité derrière la formule. Albert Londres reste la figure tutélaire du grand reporter, libre et aventurier.

Ligne éditoriale

Albert Londres Oeuvres complètes jpgOn lui doit d’ailleurs cette réponse, restée célèbre, à un interlocuteur qui lui reprochait de ne pas respecter la ligne éditoriale de la publication : « Messieurs, vous apprendrez à vos dépens qu’un reporter ne connaît qu’une seule ligne, celle du chemin de fer. »

Qui lit Albert Londres aujourd’hui ? Son prix récompensant les grands reporters fait référence, mais qui connaît ses livres, Au Bagne (1923), Chez les fous (1925), Pêcheurs de perles (1931). Ou Terre d’ébène (1929) dont l’avant-propos contient la fameuse formule de la plume dans la plaie et se termine par ces mots : « Que pouvait-on jeter sur un tel tableau ? Un voile ou un peu de lumière ? A d’autres le voile. »

Olivier Quelier.

En 2008, les éditions Arléa ont publié les Œuvres complètes d’Albert Londres ainsi qu’un ouvrage intitulé Câbles & Reportages. 

Advertisements
Les enfants de cœur d’Albert Londres

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s