Une douzième lauréate pour le Goncourt 2016 ?

Quatre finalistes pour le prix Goncourt 2016, dont deux femmes. Leïla Slimani et Catherine Cusset côtoient Régis Jauffret et Gaël Faye. Slimani semble bien placée pour le remporter, même s’il faut se garder de tout pronostic. L’une ou l’autre élue serait — seulement — la douzième lauréate.

_1229465766_2016_goncourt_dix_membres_600w

En 2014, le prix Goncourt revient à la romancière Lydie Salvayre pour Pas pleurer (Seuil). Elle devient la onzième femme à obtenir cette récompense. La onzième, seulement, en plus de 110 ans d’existence de l’Académie Goncourt. Mais au fait, qui sont les dix précédentes lauréates ?

Difficile question. Bel exercice de mémoire… Le premier nom qui vient à l’esprit est sans doute celui de Marguerite Duras, qui reçoit le prix en 1984 pour L’Amant (éditions de Minuit).

On se souvient aussi de Simone de Beauvoir, trente ans plus tôt (pour Les Mandarins, en 1954, publié chez Gallimard). Ou, plus récemment, de Marie Ndiaye, primée en 2009 pour Trois femmes puissantes, chez Gallimard.

Le premier en 1944

Le premier Prix Goncourt est remis en 1903 à John-Antoine Nau pour Force ennemie. Il faut attendre plus de quarante ans pour que l’Académie, alors présidée par J.-H. Rosny jeune, récompense une femme. En 1944, à 48 ans, Elsa Triolet obtient le prix Goncourt pour Le premier accroc coûte 200 francs, publié par Denoël.

Suivront, en 1952, Béatrix Beck pour Léon Morin, prêtre (Gallimard) puis deux ans plus tard, Simone de Beauvoir.

En 1962, c’est Anna Langfus — sans doute la plus méconnue de toutes les lauréates — qui reçoit le prix pour Les Bagages de sable (Gallimard), un roman évoquant la Shoah. Auteur de trois livres, Anna Langfus meurt à 46 ans, en 1966.

Le précédent en 2009

Cette année-là, c’est Edmonde Charles-Roux, future présidente de l’Académie Goncourt (c’est aujourd’hui Bernard Pivot qui en est le président), qui est récompensée pour Oublier Palerme (Grasset). Treize ans plus tard — en 1979 — Antonine Maillet est distinguée pour son roman Pélagie-la-Charrette (Grasset) .

Les deux derniers prix du XXe siècle vont à Pascale Roze pour Le Chasseur Zéro (Albin Michel) en 1996 et à Paule Constant (Confidence pour Confidence, chez Gallimard) en 1998.

Olivier Quelier

 

Advertisements
Une douzième lauréate pour le Goncourt 2016 ?

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s