Gilles Lapouge : « Le journalisme m’a sauvé d’une littérature boursouflée »

Je suis convaincu que le journalisme m’a sauvé d’une littérature boursouflée. Quand vous avez 20 ans et que l’écriture vous attire, une grandiloquence vous menace. C’était mon cas. Je cherchais tant la sophistication que j’aurais pu m’enliser.

Le journalisme m’a appris l’écoute, la simplicité, les phrases courtes, l’accès à l’essentiel. Et l’humilité : vous croyez avoir écrit un article hors du commun, le rédacteur en chef vous demande d’en « sucrer » la moitié, belle leçon d’humilité. J’ai vite compris pourquoi Tolstoï disait : « Ecrivez comme cela vous vient, puis coupez, coupez, coupez, en repérant vos innombrables clichés ».

Gilles Lapouge.

Gilles Lapouge, à propos de son livre Maupassant, le sergent Bourgogne et Marguerite Duras, Albin Michel, 368p. 22€. (in 22 rue Huyghens n°3, hiver-printemps 2017)

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