Ali Zamir : une seule longue phrase pour ne pas être interrompu…

Son deuxième roman, Mon étincelle, paraît le 7 septembre aux éditions Le Tripode. Ali Zamir, auteur comorien d’une trentaine d’années, s’est fait remarquer à la rentrée littéraire 2016 avec son premier livre, Anguille sous roche (à paraître en poche le 5 octobre). L’histoire d’Anguille, une jeune fille en train de se noyer, qui voit défiler ses souvenirs au rythme d’une très longue et unique phrase qui flue et reflue sur plus de trois cents pages.

Pourquoi écrire un roman en une seule phrase ? A cette question de Baptiste Liger, Ali Zamir répondait (L’Express 3404 du 28 septembre 2016) :

« S’il n’y avait pas eu l’urgence et la nécessité d’écrire, je n’aurais pas utilisé ce procédé stylistique ».

Ce projet renvoie à son enfance : « J’avais horreur qu’on m’interrompe quand j’essayais de formuler une phrase pour exprimer mes inquiétudes, mes envies et mes peines. Et surtout quand on feignait de chercher à me comprendre alors qu’on se moquait de moi.

C’est pour cela que j’ai choisi, comme seul signe de ponctuation, la virgule. »

Un extrait bientôt dans la rubrique de ce blog consacrée aux phrases longues (avec Jean-Philippe Toussaint, Marie-Hélène Lafon, Laurent Binet, Philippe Jaenada…). Et la phrase édito à (re)découvrir.

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