Les nouvelles régions, noms de noms !

Disons-le, avec ces nouveaux noms de régions, les journalistes risquent de se prendre les pieds dans les tapis de province. Par chance, l’annonce de l’évolution du Nord-Pas-de-Calais Picardie en Hauts-de-France a déclenché, en plus de réactions plus ou moins officielles, outrées ou outrancières, un de ces élans de créativité dont les réseaux sociaux ont le secret.

Voici donc une galerie de cartes plus ou moins sérieuses (plutôt moins, soyons franc ) qui, à défaut d’être riches en infos ou en moyens mnémotechniques, ont le mérite de faire rire ou sourire en se jouant des clichés et des simplifications outrancières.

Pas tout à fait inutiles, donc…

D’autres cartes intéressantes figurent dans l’article de Slate intitulé Quels sponsors pour les régions françaises ? L’idée est de revoir les noms des régions en fonction des grands sponsors locaux (cf. carte ci-dessus, en bas à droite).

Olivier Quelier

 

Les nouvelles régions, noms de noms !

La France des Parisiens… où poussent des marronniers

Je vous ai déjà présenté ici la carte de France de l’information régionale, réalisée par les Pigistes de l’extrême. Riche de clichés et de lieux communs (faits divers dans le nord ; bateaux, binious et pêcheurs en colère à l’ouest…), elle n’en est pas moins révélatrice de certaines facilités dans l’approche et le traitement de l’actualité.

Dans la même veine, voici la carte de France vue par les Parisiens. Les paysans occupent, selon eux, une grande partie du territoire ! Mais ils pâtissent hélas (toujours selon les Parisiens) du voisinage des alcooliques, des pauvres, des dépressifs, etc.

Il s’agit cette fois d’une carte généraliste. Mais on comprend vite que son transfert dans le milieu de la presse se fait sans problème et même, pour certains, comme une évidence.

Olivier Quelier.
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La France des Parisiens… où poussent des marronniers

L’information régionale : des clichés au quotidien

Les préjugés ont la vie dure. Pardon pour le cliché, mais il s’agit bien de cela, ici. Et dans la presse en général : lutter contre le mot facile, l’idée toute faite, le jugement préconçu…

Plus facile à dire qu’à réaliser, notamment au quotidien. Certains auteurs et formateurs en journalisme en font leur miel, comme Pascal Perrat, poète, écrivant, « éveilleur d’idées » surtout et créateur de L’écrit-voir, un riche atelier d’écriture créative.

Mais il n’est pas le seul, et toute entreprise de sape du cliché, du lieu commun, du poncif, de l’idée reçue, générale, toute faite, du rabâchage de la formule, de la banalité — toute lutte contre l’approximation, l’à-peu-près et, donc, la fausse vérité doit être saluée, soutenue, encouragée.

D’où la publication de cette carte de France de l’information régionale, que l’on doit aux Pigistes de l’extrême, auteurs d’un savoureux Tumblr. En quelques mots, tout est dit.

Que celui qui n’a jamais…

J’ai failli finir sur une facilité.

Pardon.

Olivier Quelier.

À lire aussi : la France vue par les Parisiens.

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L’information régionale : des clichés au quotidien

La surenchère de la titraille : de l’hyperbole en journalisme

L’hyperbole, figure de style connue. Elle procède de l’amplification et de l’exagération (« je meurs de faim » ; « je te l’ai répété un million de fois ») pour laisser une forte impression à l’interlocuteur ou au lecteur.

Dans la passionnante page qu’elle alimente avec régularité sur Facebook, Magali Philip présente par un exemple très parlant les dangers de l’hyperbole journalistique, concrétisés par une titraille survendeuse qui dénature la réalité. Justesse et neutralité, deux mots que doivent sans cesse avoir à l’esprit secrétaires de rédaction et/ou éditeurs.

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La surenchère de la titraille : de l’hyperbole en journalisme