Victor Hugo : « La lumière est dans le livre »

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Victor Hugo : « La lumière est dans le livre »

De la transparence de l’écriture…

« L’écriture c’est comme la vie, au début on brode autour, quand on avance on élague, et à la fin on ne garde que l’essentiel ».
Un beau texte personnel sur l’écriture, par une amie poétesse.

Josette Hersent - Poésies et Photos ©

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 » Ah ! comme elles ont passé rapidement les années ensoleillées de ma petite enfance, mais quelle douce empreinte elles ont laissée à mon âme ! »

 » Pourquoi parler d’une joie délirante, non cette expression n’est pas juste, c’est plutôt la paix calme et sereine du navigateur apercevant le phare qui doit le conduire au port… »

« Histoire d’une âme » Sainte Thérèse de l’enfant Jésus.

Quoi de plus beau qu’un texte qui vient du cœur, qui en contient la musique et la poésie. Cette pureté de ton, qui transcende les mots simples, ne peut venir que d’un être porté par la grâce.

Mais pour nous simples humains…

L’écriture c’est comme la vie, au début on brode autour, quand on avance on élague, et à la fin on ne garde que l’essentiel.

Par-dessus tout, j’aime lire ceux qui écrivent comme ils parlent, mais pour arriver à ce stade de dépouillement, il faut…

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De la transparence de l’écriture…

Robert Solé : le plaisir de la relecture

« Mettre la dernière main au roman est un autre plaisir. Les relectures amènent à ajouter un dialogue, inverser deux paragraphes, remplacer un verbe, supprimer un adjectif inutile… C’est une sorte de jardinage, dans lequel il n’est plus temps de semer, mais de tailler ce qui dépasse. Le texte y gagne en qualité, sachant qu’en littérature mieux vaut suggérer que tout dire. »


(Le 1 des libraires, 25 août 2017).

Robert Solé : le plaisir de la relecture

Comment travaille… Philippe Vilain ?

J’apprécie beaucoup cet auteur. Philippe Vilain est un écrivain que je suis depuis longtemps. En août 2017, il publie son nouveau roman, « La fille à la voiture rouge ».

L'art d'écrire...

Cette semaine, c’est Philippe Vilain qui a répondu à mes questions. Auteur de l’essai « La Littérature sans idéal » (2016, Grasset), dans lequel il s’interroge sur la littérature contemporaine, il a écrit une vingtaine de livres.

De son premier roman, « L’Étreinte », en 1997 (chez Gallimard) à « La Fille à la voiture rouge » (2017, chez Grasset), Philippe Vilain a beaucoup écrit sur le sentiment amoureux, dans ses diverses facettes. Il y eut par exemple « Le Renoncement » (2001, Gallimard), « Paris l’après-midi » (2006, Grasset), « Faux-père » (2008, Grasset), ou encore « La Femme infidèle » (2013, Grasset).

Le grand public connaît peut-être mieux « Pas son genre » (2011, Grasset), adapté au cinéma par Lucas Belvaux, avec Emilie Dequenne. Une histoire d’amour entre une coiffeuse du Nord et un prof de philosophie parisien, compliquée par les différences sociales et culturelles…

Mais découvrez tout…

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Comment travaille… Philippe Vilain ?

Peter Handke et tous ces « pingouins » qui se réfugient dans l’inécriture…

En 2014, Peter Handke s’entretenait avec Alain Veinstein dans l’émission Du jour au lendemain. Quelques propos, d’où est tiré l’extrait ci-dessus, ont été repris par le site Oeuvres Ouvertes. L’intégralité de l’article est à lire ICI.

Peter Handke et tous ces « pingouins » qui se réfugient dans l’inécriture…

« Les mots dits » du Projet verbal

À l’heure du numérique, des réseaux sociaux, des blogs et des sites participatifs tels que Medium ou Wattpad, peut-on continuer d’ignorer les textes évolutifs, « interminés » et interminables parce que collaboratifs parfois, souvent réécrits à l’envi — à l’infini — par leur auteur ou leurs auteurs, moins par souci d’embellissement ou d’amélioration (à quelle aune ? sous quel dogme ? avec quelle légitimité ? dans quelle but ?) que pour continuer d’essorer le texte, d’en extraire sinon tout, du moins au maximum, le potentiel ?

Avec Projet verbal, j’ai lancé un texte qui mue au gré de mes ajouts, de mes modifications, au gré aussi des apports des uns et des autres. Je mettrai bientôt en ligne une version contributive.

À ma proposition, Vincent Daumail, éditeur ami et fidèle lecteur (et relecteur) du blog GrandeurSRvitude, a préféré la rédaction d’un texte autonome, inspiré du premier, mais très personnel. Je le partage ici avec un grand plaisir.

Olivier Quelier

Les mots dits

Dis, tu me diras les mots ?

Tu me diras les mots, dis ?

Ceux que l’on murmure

Et ceux que l’on hurle

Qu’on grave sur les murs

Ou vomit en cellule

Mot de roi, roi des mots, et le commun des mots

Mot humble par excellence, celui de tous les jours

Mot de rien, croque-mot, celui de tous les maux

De ceux qu’on n’oublie pas, qui riment avec toujours

Et les mots arc-en-ciel aussi ?

Ce sont les mots de la situation…

Du bleu, pour les yeux de la belle

L’enseigne, les néons ou la célèbre note

Jusques au rouge, pour les rouges du soleil

La marge de l’instit ou bien les amours mortes

Enlacés pour l’éternité, sur l’écorce d’un arbre

Pour être dépouillés dans un bureau de vote

Avec obstination, gravés dedans le marbre

Ou simplement tagués, sur un mur, une porte

Motus, mots tus, dits à demi, croisés, fléchés…

Je vous veux tous, pas question de choisir !

Léchés, brillants, polis, pas l’ombre d’une faute

Éclats ronéotypes, électrochocs de lutte

Ruses de coin de page, volige de litote

Ambigus, secoués, vertige d’anacoluthe

Des petits et des grands – et ma foi tout de suite !

Des gros et des finauds, des incompréhensibles

Ânonnés, bredouillés, un lendemain de cuite

Savoureux billets doux, pour les âmes sensibles

Mots d’ouverture, mots qu’il faut, toujours,

Vous aurez le dernier mot, le mot de ma fin…

Vincent Daumail, 21 février 2017

 

 

 

« Les mots dits » du Projet verbal