Christophe Barbier, « tuteur pour lierre rampant »…

Les journalistes ont mauvaise presse. Pourtant, dans leur ensemble, ils continuent de faire leur boulot. Dans des conditions de plus en plus précaires, dans des situations de plus en plus difficiles. Ballottés entre mutualisation et regroupement, entre pressions et plan de licenciement.

Cela dit, certains aiment créer la polémique, histoire de se goberger d’être encore et toujours au centre des discussions. Enfin, certains… en l’occurrence Christophe Barbier, directeur de la rédaction du magazine L’Express jusqu’en octobre 2016, aujourd’hui dans quelque fonction brumeuse de conseiller du groupe Altice Media.

Des idées sur rien

Christophe Barbier, donc, dont ceux qui l’ont approché disent qu’il a « un avis sur tout mais des idées sur rien » — compétence qui lui permet de continuer à exercer les fonctions d’éditorialiste.

Ah, l’éditorialiste ! Barbier, l’homme à l’écharpe rouge qui ne s’écharpe plus avec personne depuis qu’il a gagné sa jolie petite place au soleil germanopratin, en a donné récemment, dans un article du JDD (rédigé par des étudiants en journalisme), une définition en termes si nobles, si choisis, qu’elle mérite de figurer dans le musée des archaïsmes de la profession.

Pas de « terrain » pour cet homme-là, vous l’allez voir. Il risquerait, en plus, d’y croiser ce « lierre rampant » qu’est le commun des mortels…

Olivier Quelier

Les réseaux sociaux ont déjà partagé des extraits de l’article du JDD, comme le montrent les tweets repris ci-dessous.

 

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Christophe Barbier, « tuteur pour lierre rampant »…

Journalisme : le contact et la distance

En cette période de campagne présidentielle, il est bon de relire ce propos très connu du fondateur du Monde, Hubert Beuve-Méry.

Télérama a d’ailleurs consacré un long article aux médias, dans son édition du 15 mars 2017. Intitulé « Presse et pouvoir : une proximité qui dérange », il revient sur la connivence, dont certains se réclament, comme Franz-Olivier Giesbert, et la difficile place que doivent tenir les journalistes dans leurs relations avec les politiques.

En 2016, l’historien Alexis Lévrier a consacré un livre au sujet : Le contact et la distance. Le journalisme politique au risque de la connivence, éditions du Celsa.

L’article est aussi l’occasion de compléter le propos d’Hubert Beuve-Méry qui déclarait :

« Le journalisme, c’est à la fois le contact et la distance. Les deux sont nécessaires. Tantôt il y a trop de contact, et pas assez de distance. Tantôt c’est l’inverse. Un équilibre difficile ».

Journalisme : le contact et la distance

Gustave Flaubert : les journaux, « ne pouvoir s’en passer »

La formule est connue. Tirée du Dictionnaire des idées reçues de Gustave Flaubert, elle n’est qu’un extrait de l’entrée du mot « Journaux ». Le texte, publié en 1913 de manière posthume, reste toujours d’actualité.

JOURNAUX. Ne pouvoir s’en passer mais tonner contre. Leur importance dans la société moderne. Ex. : Le Figaro. Les journaux sérieux : La Revue des Deux Mondes, l’Economiste, le Journal des Débats ! il faut les laisser traîner sur la table de son salon, mais en ayant bien soin de les couper avant. Marquer quelques passages au crayon rouge produit aussi un très bon effet. Lire le matin un article de ces feuilles sérieuses et graves, et le soir, en société, amener adroitement la conversation sur le sujet étudié afin de pouvoir briller.

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