Quand je serai grand(e), je serai journaliste. Ou pas [3]

Oui, le journalisme fait rêver.
Oui, le journalisme fait fantasmer.

F Cambon.....François ALICOT 1907...hst 33/41 cm
« Journaliste a son bureau » par Félix Cambon en 1907.

Oui les grandes figures tutélaires (Londres — Ah, Londres ! — Giroud, et bien d’autres) ou médiatiques (là, je ne m’avancerai pas à citer des noms…) restent des modèles souvent enviés.

Mais au-delà des grands combats à mener, des causes à défendre ; au-delà de l’ « éducation » ludique qu’offre le marketing, certains aspirants se heurtent parfois à une réalité plus… abrupte.
15267998_10154752677053416_7386054350850746743_n

Car exercer le journalisme, c’est aussi subir pas mal de contraintes, comme le prouve ce bilan de stage publié sur les réseaux sociaux (Facebook) par le journaliste Alexandre Blanc…

15349758_10154752677088416_6008414900981559638_n

 

Quand je serai grand(e), je serai journaliste. Ou pas [3]

François Mauriac, « tout entier dans le moindre article » (par Françoise Giroud)

unnamed

Françoise Giroud s’est toujours beaucoup racontée. Sa foisonnante bibliographie compte plusieurs volumes de souvenirs, de mémoires, de « promenades » dans le passé.

L’accent est souvent mis sur la carrière et la vie professionnelle (Profession journaliste, conversation avec Martine de Rabaudy), souvent aussi sur la vie privée (Histoire d’une femme libre, publié en 2013 chez Gallimard) ; les deux se confondant régulièrement (comme ici, dans Arthur ou le bonheur de vivre) pour évoquer sa vie avec Jean-Jacques Servan-Schreiber, la création de L’Express, ses débuts dans le cinéma, ses expériences ministérielles, la mort de son fils ou ses relations avec les Lazareff.

Treize ans après sa mort, son parcours dans le journalisme reste toujours riche d’enseignements.

A lire aussi :

« En journalisme comme en amour… »

« De deux mots choisir le moindre »

Françoise G. et la coquille du New York Times.

François Mauriac, « tout entier dans le moindre article » (par Françoise Giroud)

Françoise G. et la coquille du New York Times

1262971-300x168
Françoise Giroud. (© Yavel/Sipa)

« Les erreurs… j’ai écrit un jour un article pour le New York Times, qui passe pour le meilleur journal du monde. J’ai reçu trois coups de téléphone pour me demander de confirmer que tel chiffre était bien exact, que telle date avait bien été vérifiée, que tel prénom s’accordait bien à tel nom…

J’étais éblouie. Voilà, me dis-je, des gens sérieux.

Le journal est sorti. Mon nom y était écrit avec un x. Ils étaient penauds à New York ».

Françoise Giroud, in Leçons particulières, éditions Fayard.

Françoise G. et la coquille du New York Times

Françoise Giroud : « De deux mots, choisir le moindre »

Dans son livre d’entretiens avec Martine de Rabaudy intitulé Profession journaliste, Françoise Giroud revient sur l’écriture journalistique.

51Y4KEEDAWL

Françoise Giroud ne considère pas l’écriture journalistique comme un sous-produit de la littérature, mais comme une discipline à part entière qui réclame beaucoup de travail. Elle délivre ainsi quelques précieux conseils aux journalistes.

Voici ses cinq recommandations :

Numéro 1 : inutile d’avoir du talent à la cinquième ligne si le lecteur vous a lâché à la quatrième.
Numéro 2 : si on peut couper dix lignes dans un article sans enlever une idée, c’est qu’elles étaient en trop.
Numéro 3 : jamais de point d’interrogation dans un titre, cette vilaine manie de la presse française. Un journal est là pour répondre aux questions de lecteurs, non pour en poser.
Numéro 4 : par contre, placer un verbe dans un titre le renforce.
Numéro 5 : suivre le conseil de Paul Valéry : « de deux mots, choisir le moindre ».

A lire aussi :
« En journalisme, comme en amour… » une belle citation de Françoise Giroud.
Françoise Giroud : « De deux mots, choisir le moindre »

Françoise Giroud : « En journalisme, comme en amour… » [citation]

Je pourrais alimenter cette rubrique de citations pendant plus d’un an rien qu’avec les propos, toujours justes et pertinents, de Françoise Giroud sur le journalisme.

La remarque ci-dessous, assez générale, est à n’en pas douter la première d’une longue série, qui sera publiée ici de manière intermittente.

B90Xj9HIIAAsQUK

A lire aussi : les conseils d’écriture journalistique de Françoise Giroud.

Françoise Giroud : « En journalisme, comme en amour… » [citation]