Michel Le Bris : « Le fictif, s’il n’est pas le vrai, n’est pas non plus le faux »

« Si l’on considère que la fiction est quelque chose de sérieux, qu’elle dit ce qui ne pourrait pas se dire autrement, il faut bien postuler que le fictif, s’il n’est pas le vrai, n’est pas non plus le faux.

Et s’il n’est de l’ordre ni du vrai ni du faux, c’est que l’imaginaire est une puissance de connaissance autre que la connaissance conceptuelle.

Irréductible à toutes les interprétations que l’on peut donner. »
Michel Le Bris

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Michel Le Bris : « Le fictif, s’il n’est pas le vrai, n’est pas non plus le faux »

Tongs & Stylos

Élisa Tixen, blog d'auteur

J’ai le grand plaisir de vous présenter mon dernier ouvrage,
Tongs & Stylos.

Tongs & Stylos,
c’est un booster d’écriture pour les vacances.

– 21 jeux d’écriture inspirants et faciles (mais pas toujours)
– 20 minutes par jour pour relever le défi
– Des tas d’astuces d’écrivains…

Avec Tongs & Stylos, je n’ai pas la prétention de vous former à toutes les techniques d’écriture créative, ni de vous apprendre à écrire, en un été, le futur best-seller de la rentrée.

Ce que je vous propose, c’est un booster spécialement conçu pour ceux qui écrivent de temps en temps, mais pas assez à leur goût et qui veulent profiter de ce bel été pour se faire plaisir à raconter et à écrire. Il est aussi dédié à ceux qui voudraient bien écrire mais qui n’osent pas parce qu’ils ne savent pas par quel bout de feuille commencer.

Si vous êtes dans ces situations, Tongs…

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Tongs & Stylos

Doris Lessing : « Je ne sais pas grand-chose des programmes d’écriture créative… »

« Je ne sais pas grand-chose des programmes d’écriture créative. Mais ils ne disent pas la vérité s’ils n’enseignent pas, premièrement, que l’écriture est un travail acharné et, deuxièmement, que vous devrez renoncer à une grande partie de la vie, de votre vie personnelle, pour être un écrivain. » (Doris Lessing)

Doris Lessing : « Je ne sais pas grand-chose des programmes d’écriture créative… »

L’hymne à la nature de Jean Giono

Il est court et lumineux, ce portrait de l’Homme qui plantait des arbres signé Jean Giono. L’homme, c’est Elzéard Bouffier, un berger solitaire et silencieux qui, dans les Alpes arides du début du 20e siècle, plante, plein de sérénité, jour après jour, plein d’humilité, année après année — plante des glands, des centaines, des milliers de glands qui recouvriront peut-être, plus tard, les terres escarpées qu’il arpente, avec patience, jour après jour, avec obstination, année après année.

Les fonctionnaires imbéciles et les benoits politiciens qui dans le futur n’hésiteront pas à déforester à tout-va croient au travail de la nature, bonne fille, ramenant, d’arbre en arbre, l’eau dans les sources et les habitants dans les villages désertés. Ils ne remercient pas la nature, les imbéciles — ils ne la remercient jamais. Ils ne remercient pas le vieil Elzéard (ils n’y pensent même pas, fermés à cette générosité magnifique qu’ils ne soupçonnent à aucun moment).

Jean Giono célèbre un homme à l’acharnement paisible, discrète main de Dieu qui a trouvé comment préserver et partager son bonheur. Son texte vient s’enraciner dans la nouvelle collection Folio Cadet relancée par Gallimard, dans un ouvrage servi par les magnifiques illustrations d’Olivier Desvaux, pas cher (6,90€), recommandé par l’Education nationale et destiné aux enfants dès 8 ans. Car il n’est jamais trop tôt pour leur faire lire Giono. Ni pour leur apprendre à regarder les arbres.

Olivier Quelier

L’hymne à la nature de Jean Giono

Petit poème intertextuel du bonheur

C’est un petit bonheur que j’avais rencontré

Mais il est où l’bonheur, il est où ?

Il était tout en pleurs, sur le bord d’un fossé

Et l’autre, là, il entend les oiseaux qui chantent

A la ferme du bonheur

Franchement, j’te jure

Ah bon ? Ce serait la maison du bonheur ?

Même à fort loyer, j’suis preneur

Tu ferais mieux de fuir le bonheur

De peur qu’il ne se sauve

Que le ciel azuré ne vire au mauve

C’est quand le bonheur, c’est quand le bonheur ?

J’sais pas

On vous souhaite tout le bonheur du monde

Pour aujourd’hui, comme pour demain

C’est le bonheur quotidien

C’est rien

C’est le bonheur quotidien

C’est ça ? Alors

Le bonheur c’est pas la joie

Mais peut-être qu’un jour il passera

Le vagabond, le marchand de bonheur

 

Le bonheur ?

Franchement, j’te jure…

J’sais pas.

C’est ça ?

Mais peut-être qu’un jour il passera

Merci pour leur participation à Félix Leclerc, Christophe Maé, Claude François, Francis Lalanne, Jane Birkin, Cali, Sinsemilia, Anne Sylvestre, Régine et les Compagnons de la chanson.

Petit poème intertextuel du bonheur

Faulkner : « Si je pouvais récrire mon œuvre… »

« Si je pouvais récrire toute mon œuvre, je suis persuadé que je ferais bien mieux, ce qui est l’état d’esprit le plus sain pour un artiste. C’est pour cela qu’il continue à travailler, à essayer encore ; il croit chaque fois qu’il va y arriver, qu’il va réussir.

Bien entendu, ce ne sera pas le cas, c’est pour cela que c’est un état d’esprit sain.

S’il réussissait, s’il parvenait à faire coïncider l’œuvre et l’image, le rêve, il ne lui resterait rien d’autre à faire que se trancher la gorge, sauter de l’autre côté de ce pinacle de perfection vers le suicide. »

Extrait d’un entretien à la Paris Review de 1956, repris ICI

Faulkner : « Si je pouvais récrire mon œuvre… »